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Fabrication de lingerie fait main : comment naît une pièce

Dessin, patronage, coupe, couture, finitions : les étapes de fabrication d’une pièce de lingerie faite main, de la dentelle à la pièce prête à porter.

Par atelier culotté5 min de lecture

Un ensemble en dentelle rouge assemblé, à côté de sa boîte, sur la table de l’atelier

La fabrication d’une lingerie faite main suit cinq grandes étapes : le dessin, le patronage, la coupe, la couture et les finitions. Chez atelier culotté, une seule personne les réalise toutes, Chloé, dans son atelier d’Andoins, dans le Béarn.

Fabrication d’une lingerie fait main : les grandes étapes

Avant d’entrer dans le détail, voici le parcours d’une pièce, de l’idée jusqu’à votre porte :

  1. Le dessin : l’idée prend forme sur le papier.
  2. Le patronage : le dessin devient un gabarit précis, décliné dans chaque taille.
  3. La coupe : les pièces sont découpées dans la dentelle, le tulle ou le jersey.
  4. La couture : les morceaux sont assemblés, avec les élastiques et le fond de culotte.
  5. Les finitions : bijoux, perles, nœuds, réglages, étiquette.

Chez atelier culotté, chaque étiquette indique le temps de conception de la pièce : une façon de rendre visible tout ce qui suit.

Le dessin : partir d’une envie

Tout commence par une idée de pièce : une coupe, une matière, une couleur. Parfois, l’idée naît d’une demande. La bralette EXPRESSO en est un bon exemple : sur sa fiche, la créatrice explique que c’est « une nouveauté qui m’a été demandée pour accompagner le tanga bloomer ». De même, la culotte bloomer EXPRESSO est née d’une demande pour une version plus couvrante du tanga bloomer.

Le dessin fixe l’intention : un maintien léger ou un effet couvrant, une taille basse ou mi-haute, un dos échancré ou non. C’est aussi le moment où se décide l’esprit de la collection. Chloé le dit ainsi : « Chaque modèle est conçu pour révéler, jamais pour contraindre. »

Le patronage : le métier de la modéliste

Le patronage consiste à traduire le dessin en gabarits de papier, un par morceau de tissu, avec les bonnes courbes, les bonnes longueurs et les marges de couture. C’est le cœur du métier de modéliste, et c’est précisément la formation de Chloé : elle a affiné son savoir-faire auprès de grandes enseignes et de jeunes marques françaises avant de fonder atelier culotté.

Un patron ne sert pas qu’une seule taille. Il est ensuite décliné pour couvrir toute la gamme : la plupart des pièces existent du S au XL, certains bas jusqu’au XXL, et d’autres en tailles doubles comme S-M et L-XL. En lingerie, ce travail demande une grande précision, car les pièces épousent le corps au plus près.

La coupe : choisir et placer la matière

Vient ensuite la coupe. La matière dépend de la collection, et sa provenance figure sur chaque fiche :

  • une dentelle transparente d’origine turque pour EXPRESSO ;
  • une dentelle florale provenant d’Allemagne pour 50 NUANCES ;
  • un jersey 100 % coton d’origine européenne pour KITTY et GRRR ;
  • un tulle à pois transparent pour VALENTINE ;
  • une matière française pour les maillots de bain.

En lingerie, la coupe tient compte de l’élasticité du tissu et, pour la dentelle, de la place du motif sur la pièce. Comme chaque pièce est réalisée à la main, de légères variations de coupe ou de teinte peuvent exister entre deux exemplaires d’un même modèle.

La couture : assembler pour le confort

L’assemblage donne sa tenue à la pièce. Les tissus extensibles se cousent avec des points qui suivent leur élasticité, pour que la pièce bouge avec le corps. Plusieurs éléments de confort entrent en jeu à cette étape :

  • Le fond de culotte 100 % coton, présent sur les culottes, les strings et les tangas bloomers.
  • Les élastiques fantaisies, sur la brassière et la culotte 50 NUANCES ou les strings KITTY et GRRR.
  • La doublure, sur le devant du top drapé EXPRESSO ou sur l’ensemble de plusieurs maillots de bain, pour éviter toute transparence.
  • Les réglages, comme l’agrafage au dos à 3 réglages de la brassière 50 NUANCES.

Le rayon soutiens-gorge et brassières montre bien la variété de constructions possibles : triangle, brassière, bralette, chacune avec son niveau de maintien.

Les finitions : ce qui fait la pièce

Les finitions sont souvent ce que l’on remarque en premier. Sur les pièces de l’atelier, elles prennent plusieurs formes :

  • un bijou ou une attache au milieu devant sur la bralette EXPRESSO ;
  • des bijoux à l’avant de la culotte 50 NUANCES ;
  • un bijou central en acier inoxydable sur le triangle CARMELIA ;
  • des perles nacrées sur le tanga BICHOCO ;
  • des nœuds au milieu devant sur les débardeurs KITTY et GRRR.

Vient enfin l’étiquette, avec le temps de conception de la pièce. Avant de la porter pour la première fois, les fiches de lingerie le rappellent : toujours laver le produit avant de le porter.

De l’établi à votre porte

Une fois la commande passée, elle repasse par l’atelier : comptez 2 à 5 jours ouvrés de préparation, puis l’envoi en Colissimo suivi. C’est le rythme d’une fabrication en petites séries, que la créatrice résume ainsi : « Moins de quantité, plus de qualité. » Pour mieux comprendre cette démarche, lisez Lingerie slow fashion, et pour découvrir l’atelier, Dans l’atelier.

Questions fréquentes

Combien de temps faut-il pour fabriquer une pièce de lingerie ?

Cela dépend de la pièce. Chez atelier culotté, chaque étiquette indique le temps de conception du modèle que vous portez.

Qui fabrique la lingerie d’atelier culotté ?

Chloé, la créatrice, modéliste de profession. Elle imagine, dessine et coud chaque pièce dans son atelier d’Andoins, près de Pau.

Pourquoi deux pièces du même modèle peuvent-elles être différentes ?

Parce que chaque pièce est réalisée à la main. De légères variations de coupe, de teinte ou de finition peuvent exister entre deux exemplaires : elles font partie du vêtement artisanal.

Faut-il laver une pièce neuve avant de la porter ?

Oui. Les fiches de lingerie recommandent de toujours laver le produit avant de le porter, à 40 °C maximum, sans blanchiment ni sèche-linge.

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